Revue de Presse

Journal des Maires Mai 2006

 
Au cœur de la Provence, entre Ventoux et Lubéron, dans les hauts jardins du ComtatVenaissin, les cerisiers sont en fête. Dans les champs, depuis la mi-mai, les parapluies blancs de la floraison sont irisés de vert et de rouge. Le soleil réchauffe la terre en même temps qu'il rougit les pommettes rebondies des fruits. A Venasque et dans ses environs, au sud-est de Carpentras, sous les arbres, on s'affaire. On dresse les échelles, on remplit les paniers d'une cerise craquante, juteuse à souhait et gorgée de sucre. Un plaisir visuel et gustatif qui fait de la cerise des Monts de Venasque la première marque française de cerise haut de gamme. «C'est en 7978 qu'à été créée la marque "Cerise des Monts de Venasque" dans ce département du Vauduse, sans doute plus connu pour le melon de Cavaillon ou la fraise de Carpentras. Et pourtant l II est, qu'on se le dise, le premier producteur national de cerises avec près de 4 000 hectares plantés et une récolte annuelle de 10 000 tonnes environ. A l'époque, nous étions une dizaine de producteurs sur Venasque et alentours, les exploitations étaient plus petites qu'aujourd'hui, mais nous avons eu ce sentiment de devoir nous regrouper pour être plus forts, afin de pouvoir nous mettre en avant et de développer une qualité de produit. Il nous fallait être les premiers. Nous avons été les premiers et nous le sommes toujours », raconte fièrement Gaby Bezert, maire de Venasque (1 000 habitants), classé parmi les plus beaux villages de France. « Avec l'aide de l'INRA, nous avons sélectionné les variétés les mieux adaptées à notre terroir, à notre sol et à notre climat. Ainsi est née la marque "Cerise des Monts de Venasque". »


Très impliqué et en précurseur, Gaby Bezert garde un œil vigilant sur les destinées de ces cerises de renom qu'il a portées sur les fonts baptismaux ! « Ne devient pas producteur qui veut ! » C'est ainsi que, désormais, depuis près de 30 ans, le cerisier des Monts de Venasque prospère. La reprise des exploitations se fait de père en fils, « ce qui permet de maintenir les jeunes au pays, la cerise pouvant représenter jusqu'à 50 % de l'activité aux côtés du raisin de table et du vin, quand elle ne suscite pas de nouvelles vocations »
«Chaque producteur est sélectionné pour son savoir-faire et sa capacité à produire un fruit irréprochable. Cette grande exigence garantit un niveau de qualité incomparable dans le plus grand respect de l'environnement et du consommateur », explique, de son côté, Frédéric Ruel, président du syndicat intercommunal des Monts de Venasque, qui regroupe actuellement une centaine de producteurs sur les 21 communes de la zone de production. « Pour garantir cette qualité dans la durée, les producteurs sont soumis à un cahier des charges très strict et à un contrôle obligatoire quotidien de chaque lot qui comporte le numéro d'adhérent et le calibre du fruit pour assurer une parfaite traçabilité. » Le calibre étant de 26 mm minimum pour les cerises haut de gamme, pour toutes les variétés. Exception faite pour la Summit, dont le calibre minimum se situe à 28 mm. « les producteurs apportent leur récolte aux SICA (groupements de producteurs) et expéditeurs spécialisés plusieurs fois par jour, toutes les 4 heures environ, afin d'éviter aux cerises tout séjour prolongé dans des conditions défavorables.

Un plaisir visuel et gustatif qui fait de la cerise des Monts de Venasque la première marque haut de gamme de ce fruit en France.